Encore un article qui raconte comment je me suis retrouvée sur la montagne au milieu de la nuit. Mais je commence à y prendre goût finalement, encore deux mois ici et je ne la verrais plus dès le réveil cette montagne, alors même si le temps est pourri, on y va #yolo

L'idée est venue d'Emily, c'est pas étonnant, c'est l'aventurière du groupe. Concrètement je sers à rien dans l'histoire, plutôt boulet même. J'ai jamais fait de feu de camp de ma vie, moi. Alors que ça a l'air d'être presque random pour nos copines.

On quitte l'appart à 21h, j'ose même pas imaginer l'état plus que boueux de la montagne, il a plu non-stop le jour d'avant. Et forcément, une fois qu'on est en route, il se met à.......... pleuvoir, bien vu ! Mais allez, soyons folles, on fonce, ahahahahah...

Pour situer un peu, j'avais largement étudié ma tenue pour cette excursion gadoue-pluie-montagne. En gros j'allais pas mettre mes bottines, ni mes adidas blanches, ni mes chaussures "de rando" qui en fait sont carrément inutiles puisque le talon est trop "haut" et qu'elles m'envoient l'eau de pluie sur les mollets (ça va, elles m'ont coûtés que 12£, elles sont quand même sympa... pour quand il fait beau et pour sortir quoi). Donc pour pas y aller en tongs, il ne me reste plus que mes baskets... Dieu sait combien elles ont subi ! Le seul hic c'est qu'elles sont carrément lisses, et ça expliquera pourquoi je suis devenue championne de patinage artistique (mais ça c'est bien plus loin dans l'histoire).

Je la connais par 💛 cette montée, je savais d'avance où j'allais en chi*r !

Chaussures lisses + boue + flash dans la main droite
=
sueur + frayeurs + "qu'est-ce que je fous là ???"

On arrive enfin à ce premier spot, il a l'avantage de nous laisser une vue magnifique sur les lumières de la ville, mais on est sous la pluie et dans le vent... J'imagine déjà le cauchemar. Mais avant même d'avoir le temps de regretter d'être venue, Emily nous a trouvé LE spot plus-que-parfait : abrité par les arbres, des rondins pour s'asseoir... Là d'accord !!

C'est maintenant l'épreuve du feu, en mode koh lanta tout de suite dans ma tête. Sauf que bon pour nous c'est beaucoup plus simple, on a un briquet (ahah). Je suis impressionnée, mais au fond la recette ce n'est que des branches, du papier, du carton et ce fameux briquet, en gros pas besoin d'un bac +5 en pyrotechnie pour s'en sortir, mais quand même. Attendez-vous à ce que je me mette à faire des feux de joie un peu partout en rentrant en France du coup, et priez pour que j'crame pas un champ ou deux, on sait jamais (rohhh je blague !).

Bretzels, tortillas, chips, chamallow, on mange bien au coin du feu. Mais c'était rien avant qu'Emily, l'Australienne, nous fasse partager sa passion pour les Dampers.

Je vous vois venir : "Mais c'est quoi un damper ?" Un damper c'est une spécialité des aborigènes en Australie (big up à nos copinesh 🙌). En gros, c'est une pâte à pain (farine, levure, lait/eau, sel) que tu façonnes en un long pâton avant de l'enrouler autour d'un bâton. Tu fais cuire ça dans le feu, tout en faisant bien attention à la rotation (super important !), authentique à 400%. Une fois que c'est cuit, tu le retires de la branche, tu tartines de beurre et tu ajoutes du golden syrup pour la gourmandise. Sincèrement, c'est délicieux, une tuerie et je dis pas ça pour faire plaisir à Emily, franchement du pain-frais-fait-maison-cuit-au-feu-de-bois avec la touche sucrée lààààà, miam miam ! (Ahhhhh ça vous donne envie que vraiment je fasse des feux en France hein, jaloux ahah).

Mackenzie sort sa mandoline, et voilà, on y est ! LE vrai feu de camp dans la montagne. Qu'importe la boue, qu'importe la pluie, qu'importe l'heure, qu'importe mon jean taché de syrup, qu'importe la paralysie, qu'importe tout puisque c'est juste bon de vivre l'instant. Toutes nos copines chantent super bien (comme quoi encore une fois on sert à rien dans l'histoire), mais il pleuvait déjà assez comme ça pour que je me mette à pousser la chansonnette.

Vient inévitablement l'heure de rentrer, minuit passé, l'heure de l'épreuve de la descente de la montagne dans la boue. Capuche sur la tête, flash dans la main droite, un bâton dans l'autre (parce qu'on sait jamais si ça peut m'éviter de me casser la binette, je prends), je crois que je suis prête à passer un mauvais moment concrètement.

L'une après l'autre on crie, on sursaute, ça jure en toutes les langues (mais faut avouer, surtout en français et en italien...). Et voilà, il est là le moment où Philippe Candeloro s'est emparé de mon corps, ça vous fait rire de m'imaginer en grosse galère dans la boue, en train de glisser à chaque pas, en manquant de me casser la gue*le, en me rattrapant in extremis à une branche ? bah vous avez raison ! On entend surtout les fous rires, quelques chutes, on développe la technique "grandma style" complètement voutées avec notre canne en marchant à 2 à l'heure, elle est interminable à descendre cette montagne ! Mais on y arrive, saines et sauves (et boueuses), plus de pitié pour mes baskets qui se refont une beauté à la boue.

Bon faut l'avouer, après cette super expérience je ne suis pas prête pour l'aventure encore, le genre d'aventure de The Island par exemple (oui je suis fan et oui je regarde en replay, j'avoue), non c'est pas trop pour moi. Là ça restait épique mais confort quand même !

Je vous laisse avec quelques photos (pour les vidéos de notre super campfire faudra soit me payer - "mais elle a un problème avec l'argent cette fille c'est pas possible" - soit attendre que je rentre !)

 

🍞 et 🎾, vive l'Ecosse ! (et l'Australie)

 

PS: à défaut d'y avoir laissé mes pompes (que j'ai réussi à réanimer), c'est mon jean qui n'a pas tenu le choc, et la machine à laver n'a pas aidé faut dire.

 

Maud

© Emily

© Emily

De la bouffe oui ! Mais des damperssss �
De la bouffe oui ! Mais des damperssss �
De la bouffe oui ! Mais des damperssss �

De la bouffe oui ! Mais des damperssss �

on est cracraaa

on est cracraaa

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